samedi 22 mars 2008

Le sommeil du guerrier victorieux... he... non, pas encore!

Le drame de l'environnement c'est qu'elle pourra enfin devenir une priorité si la survie n'en est plus une. Ainsi, pour sauver la nature, il faut sauver l'homme de la pauvreté. Le pauvre chinois qui a besoin de bois pour chauffer son maigre repas, coupera la forêt même si elle est protégée, même si les pandas disparaitront de la surexploitation de leur refuge. Le sud-américain chassera quand même l'oiseau rare des tropiques si grâce à sa vente à de bien riches touristes, il pourra nourrir les siens pour la semaine qui vient.


Qui sommes nous, gros occidentaux, pour critiquer une tel manière de faire ?! Faisons-nous vraiment mieux. NON ! Pour allégé notre conscience, nous adhérons à des causes faciles, sans aller au bout de la difficulté. Le meilleure exemple est celui des règles environnementales pour la production agricole. Tant de gens ont fait pression pour qu'enfin, on limite les produits chimiques et les dégâts de l'agriculture de masse sur la nature si fragile. (Encore que la réglementation est LARGEMENT insuffisante et qu'elle ne prend pas en compte la souffrance animale!) Alors que quelques pas sont fait (car il reste encore à faire), qu'une réglementation est mise en place, nous dormons mieux en nous disant que notre part à été fait.

Égoïste je dis, égoïste je cris ! Car l'action menée à fait plus de mal que de bien. C'est une course à moitié finie, aucune médaille ou aucun rang n'est gagné de plus que si rien n'avait été fait, mais là, il y a l'humiliation d'une défaite magistrale. Et oui, l'effet majeure de cette réglementation environnemental à été que plutôt que d'avoir de beaux légumes québécois qui avaient fait souffrir la terre, on a sur nos tablettes de beaux légumes indiens qui ont fait autant de mal à la terre, mais aussi à l'humain. On a échanger une souffrance d'ici pour deux souffrance d'ailleurs. Paisiblement, le consommateur, (quel horreur de définir l'homme ainsi, mais c'est ce que nous sommes devenus !) le même qui avait refusé que les agriculteurs de son pays détruisent l'environnement, achètent ses légumes en se disant, «j'ai économisé deux sous cette semaine», achète pour deux sous d'économie, des légumes à deux souffrances. Mais il en a même une troisième, car par ce choix, notre consommateur vient de mettre au chômage ces agriculteurs qui avaient changer leurs méthodes par sa faute. Les seuls agriculteurs qui survivront sont ceux devenus des monstres industriels pratiquant une agriculture productiviste plus destructrice que jamais.

Le résultat final : On a échanger des légumes transportés sur une courte distance (Donc, qui sont moins polluant puisque le transport à couter moins d'énergie. ) produit par des gens ayant une certaine sécurité sociale (Voilà à quoi servent les luttes ouvrières!) mais qui détruisaient l'environnment par leurs méthodes, par des légumes transportés sur des distances épouvantables (On traverse tout l'océan, on augmente le transport maritime, donc la pollution marine et la contamination biologique des eaux mondiales; durant le transport d'un bateaux, il y a vidage de grands compartiments plein de l'eau du point de départ du bateaux. Cette eau est vider au point d'arriver et y est déversée. Du même coup, les espèces vivantes qu'elle contenait. Ainsi, des animaux envahisseurs viennent détruire l'environnement local. Ou encore, des maladies sont propagées là ou aucune immunité existe. C'est un peu comme les indiens d'Amérique qui sont morts par milliers à cause de l'inoffensive grippe des occidentaux.) produis par des gens exploités qui ne tirent aucun bénéfice d'un tel marché au total.

Ma foie ! Quel Gain pour l'humanité et l'environnement !

Est-ce alors de dire que la réglementation était mauvaise ? NON !! NON, NON ET NON !!! Elle était nécessaire et il faut aller plus loin. Mais durant une bataille, ce n'est pas parce que le premier assault est gagné que le tout est gagné, et la guerre, c'est encore plus improbable. La bataille doit être fini avant de dormir, sinon, ça peut couter très chère, ça coûte la victoire. Ce n'est pas dure à concevoire. Mais bien sur, pour gagner contre l'ordre régnant, il faut déclencher les hostilités ! À ce stade, c'est presque tout ce qui à été fait, alors ne vous endormez pas tout de suite je vous pris.

Et allez jusqu'au bout ne signifie pas qu'après, la population québécoise doit acheter les produits locaux et/ou biologiques. Bien sur, c'est mieux. Mais ça ne règle en rien le problème. La question n'en est pas une de choix individuel! La pauvreté existe aussi ici! Ce sont des produits dispendieux qui au total ne sont accessibles qu'aux personnes riches. Et dans le système capitaliste, les riches ne forment qu'un très maigre pourcentage de la population mondiale.

C'est pourquoi la lutte pour les réformes est importante mais insuffisante et que la seule véritable solution est la révolution, soit le renversement radical du système qui crée cette contradiction entre l'environnement et l'être humain. Les réformes, c'est le déclenchement des hostilités. Et si les gens se posent des questions dans la lutte, ils verront bien qu'elles sont insuffisantes.

1 commentaire:

Anonyme a dit…

tres intiresno, merci