mardi 17 juillet 2007

Invitation

Le 23 août prochain, à Caracas, débute les activités de la World Federation of Democratic Youth (WFDY) à l'occasion du 60e anniversaire du Mouvement of the World Festival of Youth and Students. La ligue des Jeunesses Communistes du Canada (LJC) à été invité à cet évènement et c’est pourquoi je partirai dans un peu plus d’un mois au Venezuela. Pour financer ce voyage, j’organise donc une soirée le 28 juillet prochain à 6h.

Si ca vous intéresse, écrivez-moi à atmosphere@hotmail.com.

vendredi 13 juillet 2007

Libération de Luis Posada Carriles :
Le double discourt de la Maison Blanche

Le 19 avril dernier, le monde entier avait la preuve de l’hypocrisie du gouvernement américain à propos de sa prétendue guerre au terrorisme. C’est qu’à cette date était libéré un des terroriste les plus connus, Luis Posada Carriles, qui à une longue série d’attentat à son actif, dont celui d’avoir fait sauté un avion de ligne cubain tuant ainsi 73 personnes à la Barbade.

Depuis le 11 septembre 2001, les États-Unis mène une guerre farouche au terrorisme, la «War on terror». Ce concept géopolitique débouchant sur la guerre préventive a permis de justifier l’occupation de l’Afghanistan et de l’Irak. C’est aussi cette guerre au terrorisme qui a donné naissance au «Patriot Act» et qui à permis la création de nombreuse lois anti-démocratiques même à l’intérieur comme à l’extérieur des frontières américaines. Ainsi au Canada, le gouvernement c’est donner le droit d’arrêter des individus sur de simples soupçons, sans qu’aucunes accusations ne soient portées et sans donner la possibilité à l’individu de prévenir sa famille.

Le gouvernement américain se permet donc de sacrifier des droits démocratiques fondamentaux et bafoue les règles internationales au nom de la sécurité. Mais si cette sécurité et cette guerre au terrorisme lui sont si cher, comment ce fait-il que ce même gouvernement protège un terroriste comme Luis Posada Carriles ?

Rappelons d’abord les faits. Luis Posada Carriles est un cubain exilé à Miami qui tout au long de sa vie, a mené des attentats terroristes contre Cuba et soutenu des dictatures comme celle de Pinochet au Chili. Mais le plus important, c’est qu’il a mené toutes ces opérations sous le commandement de la CIA pendant plus de 25 ans. En 2005, il entre illégalement aux États-Unis et demande l’asile politique comme ancien agent de la CIA. Le Venezuela demande au même moment son extradition pour qu’il soit jugé pour son crime à la Barbade au nom de leur traité bilatéral d’extradition avec les USA. Les États-Unis refusent pourtant, prétextant que Posada pourrait être torturé. Alors que la pression populaire et celle des organisations pour les droits de l’homme, tel Amnesty International, augmente, Posada se vante de n’avoir rien à craindre des autorités américaines puisqu’il a travaillé longtemps pour elles. Face aux pressions et à cause son arrogance, Posada est arrêté le 17 mai 2005 à Miami. L’ennui, c’est que l’accusation contre lui ne fait aucunement référence au terrorisme. Il est accusé de délits migratoires mineurs et de faux témoignage lors de sa demande de naturalisation américaine ce qui entraine un maximum de six mois de prison. Deux ans plus tard, il est libéré sous une caution de 350 000$ jusqu’à son procès le 11 mai 2007.

La juge de la Cour fédérale d’El Paso au Texas, Kathleen Cardone, celle qui a accordé la libération sous caution à Posada, note le ridicule de la situation: « Le fond de ce cas-ci n’est pas le terrorisme, mais une fraude migratoire. Le terrorisme et la décision de savoir si un individu doit être classé ou non comme terroriste est de l’entier ressort du pouvoir exécutif ». Elle ajoute que de toute manière, ayant été deux ans enfermé, il a déjà purgé sa peine pour les délits dont on l’accuse.

On voit bien que le gouvernement américain tente de faire taire Luis Posada Carriles et que sa liberté en est le prix. L’homme de 79 ans en connaît beaucoup sur les interventions des États-Unis en Amérique latine et dans les Caraïbes. Un procès à son sujet pourrait mettre au jour des informations cruciales qui placeraient le gouvernement américain sur le band des accusés. C’est pourquoi ce dernier tient tant à ce que son protégé ne soit pas déporté au Venezuela prétextant la torture. Rien n’est plus ridicule puisque ce même gouvernement pratique la «déportation extraordinaire» pour envoyer des gens être «interrogés» dans des pays qui pratiquent la torture. Sans compter que dans la prison américaine de Guantanamo, on y pratique couramment la torture.

Lorsqu’on consulte la feuille de route de ce terroriste, on voit bien a quel point son silence est précieux. (Voir encadré) D’ailleurs, les plus hautes autorités du pays ont donné ordre à la cour que tout témoignage ou tout élément lié au travail de Posada dans la CIA devait être immédiatement écarté. Cela est bien illustré dans la déclaration qu’à fait la Havane le 9 mai dernier :

«La manipulation ayant abouti à ce dénouement, la protection octroyée au terroriste dès son entrée aux États-Unis, les chefs d’accusation concernant des délits mineurs, le renvoi du terroriste d’une agence fédérale à l’autre, d’un tribunal à l’autre, et finalement la décision de la juge Cardone du 8 mai dernier, prouvent que le plan de Washington était justement de l’empêcher de parler des actions criminelles qu’il a perpétrées contre les peuples cubain et vénézuélien, et contre d’autres peuples de notre Amérique quand il agissait aux ordres de la CIA et, en particulier, aux ordres du père du président actuel qui a dirigé cette agence d’espionnage et de subversion en 1975-1976, années où les actions terroristes contre Cuba ont été les plus violentes et les plus impitoyables, ou alors dans les années 80 quand il était vice-président et que le gouvernement menait sa sale guerre contre le peuple nicaraguayen.»

Les États-Unis prétendent défendre la démocratie à travers le monde. Combien de fois le mot liberté est-il audible dans les discours de George W. Bush ? De très nombreuse fois ! Mais tout cela est vide de sens lorsqu’on observe les faits. C’est leurs propres lois que les autorités étatsuniennes bafouent en libérant Luis Posada Carriles. La section 412 du fameux «Patriot Act» dit clairement qu’il est interdit de relâcher un individu si : « sa libération menace la sécurité nationale des États-Unis ou la sécurité de la communauté ou de n’importe quelle personne ». C’est plus que des soupçons d’être une menace qui pèse sur Posada, il EST une terrible menace et il ne s’en cache pas. Dans une interview donnée au New York Time le 12 Juin 1998, il avoue tous ses crimes et son appartenance à la CIA, sa collaboration avec la DINA, la redouté police secrète de Pinochet qui avait pour mandat d’assassiner et de torturer tout opposant au régime. Il avoue aussi être impliqué dans la vague d’attentat à la bombe contre des lieux touristiques à Cuba dans les années 90 qui a coûté la vie au jeune montréalais d’origine italienne, Fabio Di Celmo. Lorsque le journaliste l’interroge sur sa culpabilité, Posada affirme qu’il n’a aucun remord, qu’il «dort comme un bébé». Cet homme est non seulement un terroriste avoué, mais il est prêt et déterminé à recommencer, d’autant plus qu’il ne regrette rien. Encore une fois, la déclaration de la Havane du 8 mai 2007 exprime bien le fait que les USA bafoue leur propres règles : «L’administration étasunienne a bafoué d’une manière retorse non seulement la Résolution 1373 (2001) du Conseil de sécurité des Nations Unies, qu’elle a elle-même présentée devant cet organe, mais aussi les traités sur le terrorisme auxquels elle est partie, notamment la Convention internationale pour la répression des attentats terroristes à l'explosif, entrée en vigueur le 23 mai 2001, et la Convention pour la répression d’actes illicites dirigés contre la sécurité de l’aviation civile, entrée en vigueur le 26 janvier 1973»

Si l’affaire Luis Posada Carriles démontre à nouveau la perfidie de l’administration Bush, le problème des cellules terroristes à Cuba reste entier. Car en effet, dans toutes ces actions, Posada à toujours été soutenu par les groupes cubains d’extrême droite de Miami. Posada n’est pas le seul à perpétrer des actes terroristes contre Cuba. Il existerait au sein de cette population d’exilés de la révolution cubaine environ 40 groupes de terroristes. Leurs actes auraient causé plus de 3 000 morts. Même si justice est rendu ce 11 mai prochain par on ne sait quel miracle, la menace principale resterait entière. Cuba doit non seulement supporter l’embargo et toute la pression des USA, mais il doit aussi supporter les attaques constantes des terroristes de Miami soutenus à grand renfort par le gouvernement de George W. Bush.

Le Canada n’est pas innocent dans cette histoire. Luis Posada Carriles aurait pu être déporté ici à défaut d’aller au Venezuela ou à Cuba. Ce, pour la simple raison qu’il a assassiné un citoyen canadien le 4 septembre 1997, soit le jeune touriste Fabio Di Celmo. D’ailleurs, la famille de cette victime lutte pour qu’il soit jugé et fait pression sur le gouvernement canadien. Le Canada utilise le même genre de tactique que celle démontrée dans l’affaire Posada pour étendre son hégémonie sur les autres peuples. Cela, en encourageant des groupes subversifs peu importe les atrocités commises. Il est clair aussi, que le Canada n’a pas intérêt à ce mettre à dos son précieux allié et n’a que faire de la justice.

La libération de Luis Posada Carriles est une preuve de plus que les soucis démocratiques et la volonté d’instaurer la paix et la sécurité ne sont qu’un écran de fumée. Dans ce cas, qu’est-ce qui motive les mesures drastiques prises par les autorités contre le terrorisme ? On peut au moins constater que le gouvernement américain met en place les bases d’un État policier. En privant les gens de leur droit fondamentaux au nom d’une guerre au terrorisme et en même temps, en soutenant des criminels comme Posada qui fond le sale travail à l’étranger. Ce qui permet aux États-Unis de maintenir leur emprise sur les peuples pauvres du Sud.





Voici un petit historique rappelant les principaux évènements qui ont marqué la vie du terroriste Luis Posada Carriles.


15 Février 1928 : Luis Clemente Faustino Posada Carriles nait à Cienfuegos, à Cuba.

1959 : Il s’évade de Cuba après la révolution cubaine. Il était, auparavant, agent de police sous la dictature de Fulgencio Bastista.

Février 1961 : Il est recruté par la CIA et intègre la brigade 2506. Il reçoit alors une formation de tactique terroriste et de démolition à l’École des Amériques de Fort Benning en Géorgie et devient un expert en explosif.

Avril 1961 : Durant son travail à la CIA, Posada va entre autre, participer activement à la tentative d’invasion de Cuba par les États-Unis de la «Baie des Cochons». Comme on le sait, cette tentative a échoué.

Avril 1965 : Il devient un agent officiel de la CIA.

Juin 1965 : Il tente de faire sauter un bateau soviétique au Mexique.

1970 à 1974 : Luis Posada Carriles travaille comme responsable de la division de contre-espionnage des services de renseignements vénézuéliens, la DISIP. Il participe alors à la torture et à l’exécution de nombreux opposants politiques, syndicalistes et militants pour la justice sociale.

1971 : Il participe à un attentat contre Fidel Castro au Chili alors que le président cubain vient rendre visite à son homologue chilien, le président Salvador Allende.

21 janvier 1974 : Posada est impliqué dans la pose de bombes dans les ambassades de Cuba en Argentine, au Pérou et au Mexique.

Novembre 1974 : Il fait plusieurs attentats à la bombe en Équateur.

22 Avril 1976 : Il commet un attentat à la bombe tuant deux personnes contre l'ambassade de Cuba au Portugal.

21 Septembre 1976 : Il travaille alors avec la DINA, la redoutée police secrète du dictateur Pinochet au Chili. Posada assassine donc le ministre chilien des affaires étrangères en exil de l’ancien gouvernement Allende, Orlando Letellier, et sa secrétaire américaine, Ronni Moffitt, à Washington, grâce à une voiture piégée. Rappelons que le gouvernement d’Allende a été renversé par le coup d’état de 1973 qui a permis à Pinochet de prendre le pouvoir.

6 Octobre 1976 : Posada fait exploser l’avion de ligne cubain 455, le Cubana de Aviación, au dessus de la Barbade. Il le fait notamment avec un autre fameux terroriste, Orlando Bosch. L’attentat fait 73 victimes, soit l’ensemble des passagers.

Juin 1976 : Il n’est plus officiellement un agent de la CIA et est arrêté au Venezuela pour le meurtre des 73 passagers.

18 Août 1985 : Il s’évade de la prison vénézuélienne avec l’aide des groupes cubains d’extrême droite en Floride. Il va ensuite rejoindre le lieutenant-colonel Oliver North au Salvador et s’installe à la base aérienne d’Ilopango. De là, il participera à la guerre contre le gouvernement sandiniste du Nicaragua principalement en fournissant des armes aux contras.

21 Juillet 1986 : Deux de ses complices sont condamnés à 20 ans de prison pour les attentas à la Barbade.

1988 : Il participe à un autre attentat contre Fidel Castro durant son voyage au Venezuela.

1990 : Il est envoyé à Cuba sous les directives de la CIA.

12 Avril 1997 : C’est le premier d’une série d’attentats visant des lieux touristiques cubains. La première bombe explose dans une discothèque Aché de l’hôtel Meliá Cohíba.

4 Septembre 1997 : Dans ses attentats à la bombe, il tue un jeune montréalais d’origine italienne, Fabio Di Celmo.

12 Juin 1998 : Il accorde une entrevue au New York Time et avoue ces différents crimes dont celui de la Barbade et ceux à la havane. Il dira notamment à propos du jeune touriste italien qu’il « se trouvait au mauvais endroit au mauvais moment. » Il précise aussi que malgré tout, il «dort comme un bébé».

1998 : Cinq agents cubains infiltré dans le réseau terroriste de Posada découvrent la nouvelle cible de celui-ci. Il projette de faire exploser des avions de ligne en direction de Cuba pour mettre fin au tourisme dans ce pays. La même année, une délégation du FBI se rend à Cuba et dit vouloir collaborer avec les autorités cubaines pour arrêter le terroriste et ses complices, ainsi que d’autres groupes terroristes infiltrés par ces agents.

12 Septembre 1998 : Au lieu d’arrêter Luis Posada Carriles, les autorités américaines arrêtent les cinq agents cubains qui infiltraient le réseau de Miami et les accusent d’espionnage. Ces cinq agents sont les fameux cinq cubains pour lesquels de nombreuses organisations comme Amnesty International luttent pour leur libération.

17 Novembre 2000 : Il est arrêté au Panama en compagnie de Jimenez Escobedo, Remon et Novo Sampoll, alors qu'il s’apprêtait à faire exploser l'amphithéâtre d’une université où quelques milliers de personnes venaient assister au discours de Fidel Castro pour le Sommet des Amériques. Il est condamné à 8 ans de prison.

25 Août 2004 : Il est gracié par la présidente panaméenne Mireya Moscoso et est donc libéré de prison à la suite de pressions exercées par l’extrême droite cubaine de Miami et du gouvernement américain.

Mars 2005 : Il entre illégalement au États-Unis à bord du bateau Santrina.

2005 : Posada fait une demande d'asile politique en tant qu'ancien agent de la CIA.

4 Mai 2005 : Le Venezuela demande formellement l’extradition du terroriste.

13 Mai 2005 : Une conférence de presse à Washington organisée par des personnalités publiques et les familles des victimes exige son arrestation et son extradition.

17 Mai 2005 : Il est arrêté à Miami à la suite des pressions populaires et d’une conférence où il affirmait ne rien craindre des autorités américaines qu’il avait longtemps servies. La même journée a lieu une grande manifestation à la Havane de plus d’un millions de personnes pour que Posada soit jugé comme terroriste.

19 Mai 2005 : Il est inculpé d’entrée Illégale aux USA et de faux témoignage lors de son entrée au pays.

5 Avril 2007 : La juge de la Cour fédérale d’El Paso au Texas, Kathleen Cardone, refuse que Luis Posada Carriles soit libéré sous caution.

6 Avril 2007 : Le lendemain de son refus, la même juge renverse son jugement et accepte de libérer l’accusé pour une caution de 350 000$ US. Des pressions de la part du gouvernement américain seraient en cause dans ce revirement.

19 Avril 2007 : Posada est libéré jusqu’à son procès.

1er Mai 2007 : La manifestation à Cuba pour le premier mai, journée internationale des travailleurs et des travailleuses, à été l’occasion de nouvelles revendications de la population pour que Luis Posada Carriles soit jugé pour tous les crimes qu’il a commis.

8 mai 2007 : La Juge Cardone rend un jugement qui limite les accusations contre Luis Posada Carriles à un délit migratoire mineur et à faux témoignage, c'est-à-dire à l’accusation originale. Ce, car elle dit ne pas avoir le pouvoir de le juger comme terroriste et suite à un ordre du gouvernement affirmant que tout témoignage ou toutes preuves en rapport avec les activités de l’accusé dans la CIA devait être exclus du procès.

11 Mai 2007 : Ouverture de son procès pour entrée illégale aux USA sans aucune mention de terrorisme. Une manifestation est aussi prévue à Toronto devant l’ambassade américaine pour dénoncer la situation. Le même genre d’action est prévu un peu partout dans le monde, comme à Cuba, aux États-Unis ou a Bruxelles.

Chasse aux phoques
Entre la tête et le cœur, un manque de stratégie.

Les médias se sont saisis du sujet à une vitesse fulgurante et aujourd’hui, la plupart des gens on prit connaissance du débat qui fait rage au sujet de la chasse au phoque. Si beaucoup de causes restent dans l’ombre à cause d’un manque de publicité, celle là en à eu bien suffisamment avec le concourt de Brigitte Bardo et plus récemment, celui de Pamela Anderson, Paul McCartney ainsi que sa femme. D’un côté, on s’oppose à la chasse aux phoques parce qu’elle est cruelle, parce qu’on tue de jeunes animaux, parce qu’elle n’est pas essentielle à la vie. Et de l’autre, on l’appuie parce qu’elle est économiquement positive, parce qu’on régularise la population de phoques en expansion, parce que la technique n’est pas réellement cruelle, parce ça viande est biologique et bonne pour la santé.

Je pourrais me lancer dans une nouvelle réfutation de l’argumentation dite écologiste. Car en effet, j’appuie la chasse. Mais l’information pullule suffisamment sur internet et dans les journaux pour que ce soit inutile. Du point de vue écologiste, on peut s’entendre pour dire que la préoccupation première est la sauvegarde de l’environnement. Partons donc de ce point de vue.

À voir toute l’énergie fourni dans ce débat, j’aurais tendance à croire que la chasse aux phoques est un gros morceau dans la défense de la nature. On pourrait penser qu’avec tout se branlebas de combat déclenché par tant d’organismes différents signifiait que la cause était primordiale, que la chasse met l’ordre écologique en danger. Or, ce n’est pas vraiment le cas.

Dans la nature, tout est relatif. Tous ses éléments constitutifs sont interdépendants. Donc, chaque intervention se répercute à la grandeur de l’écosystème. Il existe actuellement un déséquilibre dans l’écosystème de ces mammifères marins. En effet, les prédateurs des phoques qui régularisent normalement cette population sont en voie de disparition. Il y a en particulier l’ours polaire et l’épaulard menacés principalement à cause du réchauffement climatique et de la pollution. De cette manière, le nombre de phoques augmente de façon exponentielle. On peut facilement le comprendre en sachant que depuis 1970, le nombre de phoque du Groenland, même avec la chasse, a plus que doublé. Soit environ plus de 5 millions de phoques chez nous. Et les phoques, comme tout être vivant, mangent. En augmentant ainsi trop rapidement, ils exercent une pression accrue sur d’autres espèces. De plus, il s’agit là des bands de poissons du Nord de l’Atlantique qu’on sait déjà menacer pour les mêmes raisons que les prédateurs de la banquise, en plus de la surpêche. On peut donc voir la chasse de la façon suivante ; l'humain vient colmater ses erreurs en remplaçant temporairement les prédateurs qu'il a fait disparaitre, ramenant de ce fait un certain équilibre bien que précaire. Mais disons qu’il y a débordement de la part des chasseurs, car c’est que qui est revendiqué du côté «écologiste». Alors, ce n’est pas la chasse elle-même le problème, mais une mauvaise gestion. D’ailleurs, changer une méthode n’implique pas la disparition de la pratique. L’espèce étant loin de la disparition, le temps est là pour l’action même si la chasse continue. En bout de ligne, il n’y a aucune urgence.

Donc, ce n’est pas l’importance des répercutions qu’ils pourraient y avoir sur l’environnement ni l’urgence de la situation qui motive l’effervescence du mouvement. L’ensemble de la nature n’étant pas directement menacer, et même, la chasse ayant un effet stabilisateur. Alors qu’elle est la motivation ? Peut-être le principe d’une souffrance inutile.

On pratique la chasse en frappant le phoque à la tête à l’aide d’une espèce de gourdin appelé hakapik. D’un coté on dit que le phoque est tuer d’un seul coup avec un minimum de souffrances, de l’autre, que bien au contraire, l’agonie est outrageuse. Admettons que ce soit le cas, que la mort de ces phoques est extrêmement souffrante, mais qu’elle est telle comparé à celle infligé durant toute une vie. Le phoque, bien que souvent trop jeune pour dire qu’il ait eu le temps de bien vivre souffre l’instant unique de sa mort. C’est bien triste, mais dans le palmarès de la souffrance animal, je mettrais tout les animaux d’élevages productivistes en tête. Ils sont d’ailleurs très nombreux. Soit juste pour les bovins, plus de 1,5 milliards de tête à vivre le malheur. Et pourtant, l’opposition aux supers élevages de torture ne soulève pas autant d’indignation, de vedettes et de reportages. Il y a donc un problème quelque part, une évidente inégalité. Mais si ce n’est pas la souffrance en mesure, c’est peut-être alors sont inutilité. Mais encore là, il y a plus que pire. Juste pour ces bovins, réduit en viande sur nos tablettes, combiens pensez-vous qu’il y de perte ? Combien d’animaux auront subit cette vie d’enfer inutilement ? Et ce, encore pour le profit. Parce qu’il est inenvisageable dans un monde capitalisme de donner cette nourriture plutôt que de la perdre. De plus, on élève séparément les bovins pour le cuir et les autres pour la viande. Alors que pour le phoque, l’animal est utilisé dans son ensemble.

On pourrait alors penser, en dernier recourt, que l’âge des victimes est ce qui justifie une action d’une telle envergure en comparaison des autres causes. Mais je dois encore une fois le nier. Car justement, dans une perspective écologique, il vaut mieux tuer des jeunes, qui ont d’ailleurs plus de chance de mourir, que de tuer des adultes. Cela, parce que les adulte, selon la loi de la sélection naturelle, sont ceux qui ont réussi à mieux s’adapter et donc, sont ceux qui doivent perpétuer leur race. Les tuer, se serait agir à l’inverse de la nature, se serait de l’insélection naturelle. Au moins, en tuant les petits, on diminue notre effet néfaste sur le patrimoine génétique et la survie de l’espèce.

Ainsi, remit dans son contexte de défense de l’environnement, la question de la chasse aux phoques est presque négligeable et la réaction est de ce fait complètement démesurer. D’ailleurs, si la motivation réelle était un amour inconditionné aux phoques, on s’attarderait plus à protéger son environnement qu’à le soustraire à la chasse. Pour le phoque lui-même, que ce soit un épaulard qui le déchiquète vivant ou homme qui le frappe à mort, quel différence ? Mais de voir sa banquise fondre, son eau polluer, sa nourriture disparaitre, ces lieux de mise bat détruit est légèrement plus important.

Pourquoi alors ce manque flagrant de discernement ? Parce que le combat est d’abord et avant tout émotif plutôt que rationnelle. Il est facile de mobiliser en montrant des ennemis sans visage tuant inutilement des bébés tout blanc et innocents. À ce propos, la chasse aux blanchons, ces petits phoques tout blanc, est interdites depuis 1987. Mais ce battre contre des phénomènes destructeurs liés à la production capitaliste et aux habitudes de consommation que nous avons est beaucoup plus difficile et beaucoup moins gratifiants puisque l’on doit nous remettre en question nous-mêmes.

Je crois que le réel avantage trouvé dans cette pseudo-cause environnementaliste est plutôt de faire parler des organisations qui se battent contre cette chasse. Une publicité gratuite avec vedettes du cinéma et de la scène musical, quoi de mieux pour faire grossir ses rang et trouver plus de fond. Si ce n’est pas le cas, que ce tollé à été soulever de lui-même sans autres arrières pensés, c’est donc la preuve d’un manque étonnant de stratégie, la preuve de l’incompétence de ces groupes à protéger l’environnement. Un ou l’autre, c’est aussi décevant.

mercredi 11 juillet 2007

Afghanistan : Le Canada est en guerre
Alors que la résistance s’accentue, les États-Unis quittent et le Canada s’implique.

Le 17 mai dernier, le gouvernement de Stephen Harper, non seulement reconduisait la mission canadienne en Afghanistan pour deux années supplémentaire, soit, jusqu’an février 2009, mais acceptait que le Canada y prenne le commandement des opérations. Cela permet aux États-Unis de se dégager d’Afghanistan et de concentrer leurs forces en Irak, où la résistance à l’occupation devient de plus en plus forte.

Aux dires de notre gouvernement

Selon les autorités canadiennes, la mission en Afghanistan n’est pas une mission d’agression mais plutôt une mission d’aide pour le peuple afghan. Les soldats canadiens ont soi-disant pour mandat de sécuriser la région, de soutenir le gouvernement afghan dans ses efforts pour rebâtir le pays, de «promouvoir les politiques et les priorités du gouvernement afghan auprès des autorités locales et à faciliter les réformes dans le domaine de la sécurité.»


Cette mission est dans lignée de la lutte contre le terrorisme menée bien sûr, par le gouvernement étatsunien depuis les tristement célèbres attentats du 11 septembre 2001. Et la participation canadienne n’est pas mineure : «Dans le cadre de la Force opérationnelle Afghanistan (FOA), environ 2 300 membres des Forces canadiennes sont déployés en Afghanistan au sein de la rotation un (ROTO 1) de l’engagement canadien renouvelé envers la campagne internationale contre le terrorisme, Opération ARCHER». Pour fin de comparaison, notons qu’il y a en ce moment seulement 59 militaires canadiens engagés dans diverses missions de l’ONU.

Le gouvernement canadien se donne beaucoup de mal pour présenter cette opération militaire comme légitime et pacifique. Il s’appuie notamment sur cette image, que le Canada tend malheureusement à perdre avec sa politique étrangère proche des États-Unis, de pays pacifiste ne faisant que des missions de paix avec les casques Bleus de l’ONU. Les ONGs travaillent d’ailleurs en étroite collaboration avec les forces armées pour maintenir cette impression : «L’engagement militaire du Canada en Afghanistan s'appuie sur la réussite de nos opérations de soutien de la paix et vise à renforcer la sécurité dans ce pays.»(1)

Mais la réalité est bien différente. Il s’agit bel et bien de l’invasion d’un pays étranger, d’une déclaration de guerre. Loin d’être une force de paix, le Canada est devenu belliqueux, comme le prouve d’ailleurs son récent refus de réclamer un cesser-le-feu dans le cas de l’agression israélienne contre le Liban. Le Canada est en guerre et c’est lui l’agresseur! Et comme dans toute guerre, il y a une résistance, des blessés et des morts. Les troupes canadiennes font véritablement partie d’une force d’occupation militaire sous l’égide de l’OTAN.


Triste réalité afghane

Loin d’être la soi-disant mission d’aide, les troupes de la coalition n’arrivent pas ramener cette sécurité tant évoquée dans leurs discours de propagande. Ce sont encore les armes qui mènent et on semble être plus proche d’une «fusilocartie»* que d’une démocratie. Les seigneurs de la guerre gouvernent presque le pays entier. Ils imposent leurs lois, leurs taxes et leurs vue grâce à leurs nombreuses milices, beaucoup plus puissantes que les faibles autorités locales. Même les soldats étrangers n’en arrivent pas à bout. Mais de toute manière, ce ne sont pas ces potentats locaux que chassent le Canada ou les États-Unis, mais les Talibans et tous ceux qui résistent à l’invasion. On tente donc plutôt de calmer leur ardeur guerrière. Ces seigneurs faisant aussi la guerre entre eux, le peuple lui, ne ressent pas beaucoup la tranquillité et la paix que promettaient d’apporter les étrangers. Le gouvernement d’Hamid Karzaï essaie tant bien que mal d’affaiblir ces souverains régionaux avec des nominations par-ci par-là, mais l’autorité lui échappe toujours.

De plus, l’économie se nourrit actuellement de la culture illégale du pavot dont on tire l’opium et l’héroïne. Avec le régime Taliban, cette culture avait presque été éradiquée. Elle était passée de 3 276 tonnes à 185 tonnes, soit une diminution de 94%. Mais depuis leur chute, cette culture est en expansion phénoménale. De ces 185 tonnes elle a atteint, seulement en 2002, c’est-à-dire un an après le début de la guerre, 3 400 tonnes (2) par an ! L’Afghanistan est donc redevenu avec l’invasion des alliés le leader mondial dans la culture de cette drogue. Et pourtant, le gouvernement de Tony Blair disait en 2001 pour justifier sa collaboration avec les États-Unis que «Les armes que les Talibans achètent aujourd'hui sont payées avec les vies de jeunes Britanniques qui achètent leur drogue dans les rues britanniques. C'est une autre partie de leur régime que nous devons tenter de détruire.»(3) Belle réussite !

Que dire aussi des droits des femmes ? Ils n’ont guerre progressé sauf peut-être un peu sur papier. À cause du pouvoir des seigneurs de la guerre qui contrôlent une bonne partie du pays, les directives du nouveau gouvernement afghan ne se concrétisent pas. Selon un rapport de l’ONU, trois ans après la fin des Talibans, on constatait que les femmes, qui forment 48,2% de la population, avaient une espérance de vie de 44 ans, soit un an de mois que leurs homologues masculins et que les taux de mortalité infantile et maternelle restaient très élevés.(4) On les traite aussi toujours comme des citoyens de seconde zone et il y a encore un million de femmes qui n’ont pas accès à l’éducation. Les mauvais traitements sont toujours monnaie-courante tout comme le viol, la servitude, les mariages forcés, l’analphabétisme, la malnutrition, la pauvreté et l’exclusion. En bout de ligne, si cette invasion devait servir la cause des femmes, elle a encore échoué à ce niveau.

«Le Canada d’abord»

Si on ce fie à ce qui a été dit durant le débat exploratoire d’avant le vote du 17 mai, ce ne serait non pas la sécurité des afghans qui préoccupent notre gouvernement, mais bien celle du Canada. «Notre conception de cette opération en Afghanistan peut se résumer en trois mots : "Le Canada d'abord". La première stratégie de défense du Canada vise à protéger notre pays des menaces intérieurs et étrangères. Cela signifie qu'il faut aller en Afghanistan pour contrer les terroristes qui sont formés là-bas, car ces terroristes n'hésiteront pas à franchir les frontières et même les océans.»(5) C’est du moins ce qu’affirme Gordon O’Connor, ministre de la défense canadienne.

Or, les agissements du Canada font tout sauf canaliser les risques potentiels. Alors qu’on affirmait avoir une approche différente de celle des États-Unis, une approche plus humaine et pacifique, on a plutôt tendance à croire le contraire en voyant dans les média des militaires faire des menaces a un vieil homme ou encore en payer d’autres pour obtenir des informations.(6) Les forces armées canadiennes semblent plutôt se couper de la population qui les voit de plus en plus non comme des libérateurs, mais comme des envahisseurs à renvoyer chez eux.

De plus, l’arrivé de nombreux occidentaux et le retour de la diaspora afghane perturbent grandement les choses. L’inflation est grande et le pauvre peuple afghan voit ses moyens pour vivre diminuer de jour en jour. Alors que les «envahis» vivent dans la misère, les riches étrangers viennent s’installer chez eux, dictant la conduite du pays. Dans les conversations, on entend souvent des propos qui expriment le malaise à l’effet que… « sous les talibans, au moins, tous étaient pauvres et que le pouvoir n’était pas dominé par des gens parachutés d’un autre monde.» (7) Cette frustration est cultivée par les groupes fondamentalistes contre ces «infidèles» et sert à rallier une couche de la population qui, auparavant, n’aurait pas adhéré aussi facilement aux extrémistes. Cette dynamique cultive la haine et la violence à l’encontre des troupes occidentales.

Au moment où les violences montent en Afghanistan, une violence semblable à celle qui gronde en Irak, le Canada réitère son engagement dans ce pays et les États-Unis en profitent pour quitter. Les récents attentats-suicides non rien pour rassurer. Le Canada ne risque-t-il pas de s’enliser dans un conflit à long terme?

C’est peut-être cette question qui a perturbé les Pays-Bas, un autre grand joueur de la coalition. Ce pays hésite à envoyer les troupes supplémentaires requises à cause de l’insécurité grandissante et de ces attentats qui semblent être copiés sur le modèle irakien. (8) Rien pour rassurer sur l’avenir de cette occupation.

Évidemment, cet engagement est une façon pour le gouvernement Harper de racheter le Canada auprès de l’administration Bush après son refus officiel de l’appuyer en Irak. Rien pour nous rassurer pour notre avenir non plus.

En plus du coût énorme en vies humaines, de telles opérations ont aussi un coût financier. De 2002 à aujourd’hui, le Canada a dépensé pas moins de 4,1 milliards de dollars et compte augmenter sa participation dans ce pays. Et le résultat ? Où en sont les avancements pour la liberté et la démocratie dans ce pays alors que la résistance s’organise, que les seigneurs de la guerre font la loi et que les «dommages collatéraux», des vies humaines, sont énormes ?

Il faut impérativement nous opposer à la guerre en Afghanistan et faire reculer le gouvernement Harper sur ses positions. Si dans le cas de la guerre en Irak, la population mobilisée en masse à réussi à imposer sa position aux autorités, il est aussi possible de le faire pour l’Afghanistan. De toute manière c’est la poursuite de la même lutte, puisque si on laisse le Canada prendre les choses en main dans ce pays pour laisser les mains libres à Bush en Irak, l’opposition populaire n’aura réussit finalement qu’à leur faire faire un petit détour sans les empêcher d’arriver à leurs fins.


(1) Site des forces armées canadiennes, http://www.forces.gc.ca/site/newsroom/view_news_f.asp?id=1703
(2) Afghanistan Opium Puppy Survey 2002, Octobre 2002, http://www.unodc.org/
(3) Citation de Tony Blair, www.biogs.com/controversy/blairspeech.html
(4) EDITO : Afghanistan 2005 : Journée Internationale de la Femme, http://www.afghana.org/html/article.php?sid=1215
(5) Le Devoir, Mission afghane: un vote déchirant, Harper a coincé l'opposition en réclamant le feu vert jusqu'en 2009, Hélène Buzzetti, 17 mai 2006, http://www.ledevoir.com/2006/05/17/109394.html?333
(6) Téléjournal le Point de Radio-Canada, Reportage du 22 Juin 2006, 6 minutes 41 secondes, http://www.radio-canada.ca/actualite/v2/tj22h/?r=3
(7) Le Monde Diplomatique, L’Afghanistan abandonné aux seigneurs de la guerre, Farhad Khosrokhavar, Octobre 2004, http://www.monde-diplomatique.fr/2004/10/KHOSROKHAVAR/11583
(8) La Grande époque, Le Canada poursuit son engagement en Afghanistan malgré les attaques récentes, Noé Chartier, 24 Janvier 2006 http://french.epochtimes.com/news/6-1-24/3400.html
* Mot employé dans l’article du Monde Diplomatique (7)



Le Populiste ...

«Le drame c’est aussi d’interpréter la liberté de penser sous une forme irrationnelle, qui se borne par exemple à la seule provocation, histoire de se singulariser devant les autres et de montrer que soi-disant on « pense ». Je suis libre de penser ce que je veux devient alors les imbécillités de comptoir du genre : «moi je te dis que les italiens sont tous des voleurs », « moi je pense que l’on devrait chasser tous les arabes », « moi je te dis que l’on devrait guillotiner les pédophiles sans aucun procès »... Celui qui veut ainsi se distinguer le fait en affichant une opinion qu’il sait scandaleuse et il prétend « penser » davantage parce qu’il tourne en dérision les valeurs admises. Ce qui lui importe, c’est de se faire voir, de se faire remarquer et il obtient une reconnaissance par l’excentricité, par des opinions choquantes. Mais quand une telle attitude devient une habitude, une doctrine, ce n’est plus de l’excentricité, c’est du cynisme et ce cynisme peut aller jusqu’à se faire passer pour une idéologie politique.»
http://sergecar.club.fr/cours/liberte1.htm

«Ceux du vrai monde qui disent les vraies affaires.» Qui sont le vrai monde premièrement ? Où plutôt, qui sont le faux monde. Nous sommes tous de vraies personnes à ce que je sache. En fait, cette expression fait référence à la normalité. Elle est du même acabit que l’expression maintenant très utilisé de «classe moyenne». –Nous on est pour la classe moyenne, on la défend ! Disent tous les partis et les «populistes».- Alors, le vrai monde devient le monde ordinaire tous simplement. Il est donc facile de faire parti de cette catégorie qui apporte la bonne parole. Ensuite, il y a la question des vraies affaires. Malheureusement, les vraies affaire ne me semblent pas être directement lié à la vérité, mais à ce qui nous semble vrai. Donc, à ce qui semble être vrai pour le monde ordinaire. En fin de compte, c’est dire ce que tout le monde pense mais qui n’est pas nécessairement dit. C’est parler de la perception générale du monde. En gros, c’est un préjugé.

Mais qu’elle est le lien avec la citation du début. C’est simple, les deux font référence au populisme. Le populiste peut être n’importe qui puisque il lui suffit d’être une «vraie» personne. Ensuite, elle choque mais provoque une approbation générale dans la masse des gens. Car cette personne exprime une perception ou une opinion partager par une majorité qui n’était pas exprimée auparavant. Elle n’était pas exprimée car elle était considérée comme fausse par l’élite intellectuelle qui détermine cette vérité. Dans une majorité de cas, il s’agit donc de préjugé car la majorité des gens n’ont pas eu la chance de se penché sur ces questions comme l’a fait l’élite (scientifique, artiste etc. D’ailleurs, ce sont eux le «faux» monde.) Alors, le populiste est vu par la majorité comme LA personne qui ose enfin dire ce qu’elle considère vrai, qui confirme ce qu’elle croyait déjà. Mais cette opinion choque puisque l’élite s’insurge et que les gens voient devant eux une personne qui ose et qui se lève, criant leur croyance pour eux. Tel un Héro du peuple.

L’ennui, c’est que ce héro ne défend pas l’intérêt du peuple, seulement ses préjugés. Il en est réduit au plus petit dénominateur commun. Voilà ce qu’est un populiste.

Pensez-y à deux fois !

«Sous la banière de l'écologie, on trouve une multitude de combats et une multitude de sensibilités politiques. Des préoccupations anti-mondialisations aux problèmes de la pollution en passant par la préservation de la reinette fouille-merde dans les monts de l'aube en Forez, la liste des combats entrepris de front par les écologistes ressemblent au catalogue de la Redoute. Du militant anti-nucléaire, aux défenseurs acharnés des petits oiseaux, en passant par les déçus de la gauche, tout le monde a cru, croit ou croira aux thèses écologistes des lendemains tout vert... En gros, c'est un peu tout et n'importe quoi. Pour illustrer ce propos, prenons un exemple qui illustre à merveille la méconnaissance animale et la passion farouche que certains écologistes mettent à réagir plutôt qu'à réfléchir : la tauromachie.

Rappelons le principe de la corrida espagnole où un taureau de 4 à 7 ans, originaire d'une race spécialisée pour le combat, se voit offrir un dernier combat. Un certain nombre de règles assurent une certaine éthique dans cet affrontement. À la fin de ce combat dont l'issue est la plus souvent fatale pour le taureau, il finira dans les assiettes des aficinados. Avant cette fin, il a passé sa vie en Camargue ou en Andalousie, dans des champs ouvert en surveillant un troupeau de 20 à 30 femelles. Sans corrida, cette race spécialisée ainsi que les espaces naturels cités seraient voués à disparître. On oubli trop souvent, que la vie d'un veau de race laitière se limite à 6 mois de gavage dans une cage fermée de taille minimum dans un lieu clos. Au bout de ces 6 mois de vie minimaliste, il finira dans un abattoir. Mais les lois garantissent le respect de la vie animale (?) et tout va bien dans le meilleur des mondes.

En pisciculture, on présente souvent l'élevage comme la solution à tous les problèmes de surpêche et de pollution. Ces poissons sont nourris essentiellement de farine de poissons fabriqués à partir des prises invendables (taille, espèces, aspect ...) de la pêche en mer. Sachant qu'il faut 7 kg de farine de poissons sauvages à un poisson d'élevage pour grossir de 1 kg, vous avez compris que le bénéfice écologique est plutôt déficitaire, Sans parler de la pollution par les dérivés azotés et les excès de nourriture (un peu comme dans un aquarium).

Tout ça pour vous dire qu'il ne faut jamais se tromper de cible ni de combat au risque d'obtenir l'inverse.

Ce n'est pas moi qui a écrit ceci. Cependant, ce texte exprime précisément ce que je pense sur de nombreux sujet : «Il ne faut jamais se tromper de cible ni de combat au risque d'obtenir l'inverse.»

Je suis moi-même écologiste. Je trouve qu'on se perd souvent dans ce mouvement. Il prend trop de chemins différents et quelque fois je suis découragée de voir que le véritable problème n'est pas cerné, de voir que le mouvement est fractionné et même que ses militants ne sont pas tout à fait informés. Posons-nous de véritables questions avant d'entreprendre une action. Une fois que nous sommes partis dans une direction, il est difficile de retourner en arrière. Plutôt que de vouloir protéger un animal quelconque, il faudrait peut-être protéger sont environnement naturel. Quant pensez-vous ?