lundi 14 avril 2008

Le dégel du gauchisme

Voici un article publier par le comité de mobilisation du cégep du Vieux-Montréal à la session automne 2007. Malheureusement, la mobilisation en début de session pour la grève générale illimitée à été un échec. Est ensuite venue la mobilisation pour les trois jours de grève en novembre. Les étudiants et étudiantes ont répondu en masse à cet appel. Malheureusement, tout le monde se souvient du 13 novembre et de la folie que cela à causé : 103 arrestations, des dégâts matériels importants, une couverture médiatique aberrante en défaveur des étudiants et étudiantes sans compté que par la suite, le fameux «étudiant» moyen qui n'était pas venu participer à l'action s'est trouvé plutôt contre toute nouvelle forme de grève limitée ou pas.

Mais les universités sont quant à elles, directement touchées par cette hausse des frais. Tout comme en 1990. Sans compter que le scandale financier de l'UQAM et le plan de redressement en conséquence, vient couper des cours et des programmes et bouleverse toute la vie étudiante. C'est pourquoi une partie des étudiants et étudiantes de l'UQAM s'est retrouvée en grève reconductible de plusieurs semaines.

Malheureusement, l'action à pris le dessus sur le but. Les méthodes de pression et d'action des leaders étudiants et étudiantes ne portaient plus la cause avec un objectif, mais seulement un discours qui à force d'être répété en omettant le but immédiat, est devenus creux. La grève devait restée pur et continuée, quoi qu'il arrive. C'est là la caractéristique suprême du gauchisme, le mouvement l'emporte sur le but. D'ailleurs, la capacité incroyable de sectarisme des groupes étudiants est une autre belle marque de gauchisme.

Si m'est informations sont bonnes, certains gains auraient pu être fait à l'UQAM, car une proposition du recteur Corbo avait été faite à la condition que se termine la grève aux quelques syndicats encore dans la course. Mais ceux-ci l'auraient refusée. Et dans une même assemblée, auraient quand même arrêté la grève qui s'étirait trop. On se demande ou est la raison dans tout cela !?

Conséquence de cette cacophonie étudiante : Le mouvement est mort, la solidarité a été brisé et le dégel passe en force. Charest à gagné en regardant ces jeunes se tirer dans le pied. Maintenant que le teste est passé, le vrai plan de privatisation suivra à merveille. Les étudiants et étudiantes, et je devrais prendre le nous car je suis étudiantes, devrons non seulement affrontés les attaques effroyables qui viennent, mais nous devrons aussi ramassé les terribles dégâts causé cette année avant de pouvoir construire un quelconque mouvement sérieux, aussi maigre serait-il.
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Et le temps passe…

Au mois de mai 2007, le conseil des ministres du gouvernement québécois a pris la décision d’hausser les frais de scolarité de 100$ par année pour les 5 prochaines années. Cette augmentation des frais sera encore plus dramatique pour les étudiants étrangers qui paient déjà beaucoup plus pour venir étudier ici. C’est une atteinte directe à l’accessibilité de l’éducation qui n’est certainement pas la première attaque venant du parti libéral. Alors nous, les étudiants, avons décidé de continuer à se mobiliser pour défendre le droit à cette éducation. En constatant la vague de protestation, Michel Pigeon, recteur de l’Université Laval, a déclaré que « les association étudiantes en font une question de principe, mais l’étudiant moyen, je pense, est beaucoup plus tolérant. » Examinons un peu les chiffres de ce dégel et on verra si on a encore envie de tolérer les frais de scolarité.

Pour commencer, on peut rappeler que les étudiants font partie des classes les plus pauvres de la société. Le revenu moyen d’un étudiant à temps plein est de 10 000$ par année au Québec. Ça s’oubli peut-être facilement quand on a le salaire de la ministre de l’Éducation. Et pour continuer à étudier, on s’endette : la dette moyenne d’un étudiant ayant terminé le 1er cycle universitaire est d’environ 10 000 $. Pour une maîtrise ou un baccalauréat on parle de 20 000 $ d’endettement. Ce n’est pas pour rien que selon une enquête de Statistique Canada les obstacles financiers sont la principale cause de l’abandon des études dans 70% des cas.

En 2006, il en coûtait 1668 $ en frais de scolarité pour suivre une année d’études à temps plein dans une université québécoise. Ça c’est sans compter tous les autres frais variables que chaque université charge pour l’inscription, l’administration du dossier, la vie étudiante, la technologie informatique, et qui augmentent régulièrement la somme rendue à 624 $ en 2006 pour continuer à grimper en ce moment même de 230$ ou 545$ pour les Baccalauréat et les doctorats. En plus, s’ajoute l’augmentation des frais de scolarité qui a commencée depuis septembre 2007. Chaque session coûte maintenant 50 $ de plus que la précédente, donc 500 $ de plus à l’échéance de 2012. Vont-ils encore déborder comme au dernier dégel de 1990 ? Alors, si vous aviez l’intention de poursuivre vos études à l’Université, eh bien prenez notes qu’avec ce dégel, il vous en coûtera 2168$ par années, en plus bien sûrs tous les autres frais obligatoires.

Les cégeps et universités du Québec manquent de financement, c’est indéniable : la qualité de l’éducation en est affectée ! Pourtant, au lieu de réinvestir dans le réseau d’éducation post-secondaire, le gouvernement libéral a choisi d’offrir des baisses d’impôt à ses électeurs. Ils nous disent que nous devons nous serrer la ceinture et contribuer au financement des universités en payant toujours plus de frais, par contre les baisses d’impôts ne sont offertes qu’aux personnes gagnant plus de 75 000 $ par année.
Quelle justice sociale !

Bien sûr, le système d’aide financière aux études offre des prêts et bourses (surtout des prêts) à certains plus avantagés d’entre nous. Cet été, la ministre de l’Éducation Michelle Courchesne a annoncé quelques réinvestissements dans l’aide financière aux études en essayant de nous faire oublier le dégel avec ses beaux « cadeaux ». Ils ont beau réinvestir plusieurs millions, ça faisait 4 ans que les prêts et bourses n’avaient pas été ajustés au coût de la vie qui augmente. Ça l’a fait économiser 71 millions de dollars au gouvernement sur le dos des plus pauvres d’entre nous. Il est vrai que les personnes allant à l’université et qui touche des bourses auront 100$ de plus par année à compter de 2007 pour économiser cette augmentation des frais. Les personnes ne touchant que des prêts auront l’opportunité de s’endetter de 100 $ de plus par année afin de payer l’augmentation de leurs frais plus tard en plus des intérêts sur quelques dizaines d’années. Il ne faut surtout pas oublier qu’une quantité astronomique d’étudiants n’ont pas d’aide financière gouvernementale pour leurs études même s’ils vivent des situations précaires. Pour ces personnes, chaque dollar payé en plus pour l’université aura un impacte immédiat sur leur capacité à joindre les deux bouts.

Au-delà des chiffres, l’éducation est une question de valeurs et de propriété. Ici au Vieux Montréal on s’est positionné en faveur de la gratuité scolaire, c’est-à-dire aucun frais de scolarité, donc une accessibilité totale aux études. Ce n’est pas seulement contre l’augmentation drastique des frais à l’université qu’on en a, c’est aussi être contre l’idée même de devoir « acheter » son éducation, être contre un système qui exclus les pauvres et engendre encore plus d’inégalités sociales. Nous voyons le système d’éducation comme une ressource collective, dont les coûts devraient être assumés par l’État au même titre que la Santé. Au Vieux Montréal, nous sommes également en faveur de la poursuite des études à l’Université sans être obligé de se nourrir de toasts rôtis tartinées (ça coûte pas cher!). C’est pourtant tout le contraire qui est entrain de se produire. À moins qu’on se mette à être moins tolérants, mais plus solidaires ? Si on refuse le dégel des frais de scolarité et qu’on s’organise pour lutter en faveur de la gratuité scolaire, si tous les « étudiants moyens » unissent leur force, le gouvernement libéral ne pourra pas rire de nous bien longtemps.

dimanche 13 avril 2008

Un vieux courriel encore d'actualité... malheureusement


Je vais faire un autre préambule. J'ai retrouvé cet ancien courriel envoyé à ma liste de contactes. Je trouve sont contenus encore pertinent, alors pourquoi ne pas le publier sur mon blog. Et c'est bien triste que je puisse en faire ainsi. Cela signifie que nous menons encore la guerre en Irak et en Afghanistan. Cela signifie que le «stimulus» n'a pas changé.

Photographie : À qui profite le terrorisme ?
- Nous voyons très souvent le drapeau américain dans ce genre de campagne. Cela nous fait trop fréquemment oublier le rôle majeur du Canada. Le Canada est autant impérialiste que les USA!

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Voici une lettre du devoir écrite par Jacques Lanctôt qui m’a été envoyé par Antonio Artuso, un ami. Il faut comprendre que dans les enjeux actuels, on veut nous faire croire à un ennemi puissant dont il faut se protéger. Or, tous ces prétendus complots déjoué, ou ces cellules dormantes, comme celle de Toronto il n’y a pas si longtemps, cette haine venue d’ailleurs qu’on nous cris aux oreilles par l’intermédiaire des média de masse, sont en fait une réponse conditionné. Ce qui signifie que nous sommes le stimulus. Notre politique étrangère crée cette réponse. C’est important de le comprendre, surtout à la veille de la venue du président Bush au Québec, à Montebello, pour justement parler du Partenariat nord-américain sur la sécurité et la prospérité du 18 au 22 août. C’est ce projet qui nous dicte aujourd’hui des lois raciste interdisant à des émigrants ou à des gens de confession musulmane de travailler dans certains domaines «sensibles» comme le transport entre nos frontières. C’est ce genre de projet qui permet des atrocités comme il est arrivé à Maher Arar.

Soyez critique envers les médias. Plus le temps passe, plus ils se permettent de déformer la réalité. Tranquillement, les mensonges fond leur chemin dans les esprits et nous sommes prêt à en accepter de plus grand.

Solidairement,

Marianne Breton Fontaine
atmosphere@hotmail.com

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Qui est terroriste ?
Lettre dans le devoir

Jacques Lanctôt
3 juillet 2007

«Entre 50 et 80 civils sont morts en Afghanistan au cours des dernières attaques menées par les «forces alliées» dont le Royaume-Uni fait parti. La semaine dernière, 25 civils ont été assassinés «par erreur». Depuis le début de l’année, on compte plus de 350 victimes civiles. Ce sont des statistiques fournies par les agences de nouvelles occidentales.

En Irak, plus de quatre millions de citoyens ont fuit leur pays depuis l’invasion états-unienne et on compte près d’un million de morts depuis que les États-Unis ont débarqué dans ce pays, situé à des milliers de kilomètres de leur frontières. Prétendument pour y trouver des armes de destruction massive.

Il y a quelques jours, à Londres, on a déjoué un complot : deux automobiles remplies d’explosifs auraient pu exploser. Tandis qu’une autre auto a été lancée contres des installations de l’aéroport de Glasgow, causant quelques dégâts.

Plutôt que d’y voir une réponse quelque peu artisanale aux bavures commises régulièrement par les «forces de la coalition», on pousse les hauts cris : l’Occident est en danger, nos valeurs démocratiques sont menacées!

Mais dites-moi, y a-t-il une différence entre tuer des civils comme auraient pu le faire les fondamentalistes islamistes avec quelques kilos de dynamite ou tuer des civils comme le font depuis longtemps et quotidiennement les forces de la coalition avec leur immense puissance de feu? Ou il s’agit de terrorisme dans les deux cas, ou il ne s’agit pas de terrorisme. »