mardi 5 septembre 2006

Duc de La Rochefoucauld à Louis XVI (Juillet 1789)

«Sire, ce n'est pas une révolte, c'est une révolution!»

À bas Stephen Harper, Tony Blair, George Bush!


Commentaires (Fourmidable)

Audrey
25 février 12:25
Et je te suivrai dans ta révolution !

jp
8 septembre 15:41
En fait, ça revient en gros à "À bas le conservatisme". As-tu remarqué que le capitalisme est en train de devenir totalitaire? La preuve que ce système est pourri!

mercredi 14 juin 2006

The Omen

Voici une critique de film prise sur le site fluctua.net ( http://www.fluctuat.net/3168-La-Malediction-John-Moore ). Elle exprime assez clairement mon opinion sur le film la malédiction qui vient tout juste de sortir en salle. Triste cinéma américain qui n'a qu'à nous offrir des remakes fades et décolorés rehaussés d'effet spéciaux trop souvent discordant avec le reste. J'ai bien hâte de voir un vrai bon film enfin ! Je dois admettre que Slevin était très bon. Sinon, il y a le dernier film de Costa-Gavras à l'horizon.


Sortir le film en salles le 06/06/06, autrement dit à la date formant le signe de la Bête... Est-ce uniquement du marketing ou une volonté moins affichée de jouer avec les superstitions ? On est en droit de se poser la question tant cette Malédiction version 2006 s’oriente vers un mysticisme de pacotille et bas de plafond.

Au commencement était un film de Richard Donner. Réalisée en 1979, la première version de La Malédiction nous faisait découvrir le jeune Damien, incarnation du diable sur Terre. Le succès aidant, deux suites virent le jour, l’enfant devenant adulte et gagnant en influence et en puissance (dans le dernier volet de 1981, il ambitionne d’atteindre la Maison blanche). Puis la série tomba dans l’oubli, seul le premier film restant dans les mémoires des amateurs. Vingt ans passèrent et... vint la mode des remakes, en particulier ceux des films d’horreur. Massacre à la tronçonneuse, Fog, Dawn of the dead, bientôt La Colline a des yeux... et aujourd’hui La Malédiction, ou le retour de Damien revu et corrigé à la sauce contemporaine, c’est-à-dire mystico-débilitante.

Avec Da Vinci Code, on pensait avoir touché le fond, dans le genre thriller religieux faisant in fine l’apologie de la croyance et de la foi. On avait tort. Cette relecture signée John Moore (à qui on a déjà permis de sévir avec En territoire ennemi, 2002, et Le Vol du Phoenix, 2004) va encore plus loin. Ce n’est qu’un salmigondis de bêtise, où la fiction ne sert qu’à tisser une suite de scènes chocs et édifiantes.

Sous prétexte de moderniser le récit, un exposé ambigu ouvre le film. Lors d’un concile au Vatican, un évêque affirme devant le Pape que l’Armageddon est proche et le retour du diable imminent. Les preuves ? L’addition de drames récents qui, bien interprétée, ne prête à aucune équivoque : les multiples guerres en cours (et en particulier, celles impliquant l’Oncle Sam), la chute des Tours jumelles (dont l’image, jusqu’alors sacrée et tabou dans le cinéma d’ « entertainment », nous est montrée sans détour) et un ouragan dont on ne sait s’il a à voir avec les événements de Floride ou le tsunami. La démonstration est illustrée par des extraits de films et de reportages montés à la va vite, qui plonge le spectateur dans un abîme de perplexité. Mais plus tard, alors qu’on nous explique que l’autre signe annonciateur de la venue du Diable, l’extension de l’Empire romain, est à rapprocher du Traité de Rome et de l’avènement de l’Union européenne, le doute n’est plus permis. On nage dans une gravité si ridicule qu’elle en devient involontairement inquiétante.

Il est significatif que pas un seul des personnages ne mette en doute l’existence, la véracité et le sens de ces signes. Que ce soient les religieux déjà évoqués, le père de Damien - ou du moins celui qui croit l’être - (Liev Schreiber) ou le photographe (David Thewlis) traquant l’enfant et son entourage après avoir découvert dans ses clichés des traces lumineuses inexplicables, aucun ne questionne le bien fondé de ces interprétations. Question de point de vue, et donc de mise en scène. Le regard ne se veut jamais distancié ou ironique. Il est au contraire pontifiant, se voulant effrayant quand il n’est que grotesque. Tout sonne faux, et le sérieux de l’ensemble, qui ne se remet jamais en question, empêche la peur d’être au rendez-vous.

Le plus étrange dans ce film qui ne l’est jamais, c’est qu’il contient en lui-même son propre antidote. Autrement dit, son scénario - rédigé par l’auteur de l’original - recèle en filigrane la peinture d’une folie collective où chacun s’enferme dans un délire interprétatif, voyant des signes mystiques là où il n’y a que coïncidences. La présence de Mia Farrow dans le rôle de la nurse diabolique pourrait nous inviter à regarder le film sous cet angle. Dans le Rosemary’s Baby de Roman Polanski, elle se trouvait en effet piégée à la frontière de la folie et du fantastique et pensait, à tort ou à raison, avoir enfanté le diable. On se prend donc à imaginer ce que cette Malédiction aurait pu être si elle avait suivi cette voie. Peut-être serait-elle devenue une amusante mascarade sur le fanatisme religieux. Mais en l’état, le film a préféré suivre le chemin contraire, où il se perd dans une imagerie sans surprise, vouée à faire perdurer les plus idiotes des croyances et superstitions. Le chemin du Malin, en quelque sorte. »

vendredi 7 avril 2006

Article du monde diplomatique

« S’ATTAQUER AU TABOU DES TABOUS
A bas la propriété privée !

Pas question que l’Etat français prenne une participation dans une entreprise, fût-elle l’un des fleurons de l’industrie. Ainsi en a décidé le commissaire européen chargé de la concurrence, qui a refusé le rachat public de 30 % du capital d’Alstom... mais autorisé un « prêt » de 1,3 milliard d’euros, avec un plan de suppression d’emplois à la clé. Cette intrusion européenne dans les affaires intérieures françaises est d’autant plus contestable que le capital privé peut, lui, acheter autant qu’il le veut des groupes publics.

Depuis le XVIIIe siècle, le droit de propriété constitue l’un des pivots de la pensée politique et juridique occidentale. La Déclaration des droits de l’homme et du citoyen du 26 août 1789, en son article 17, l’instaure comme « un droit inviolable et sacré [dont] nul ne peut être privé, si ce n’est lorsque la nécessité publique légalement constatée l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité ». Formulation modérée, puisqu’elle pose à ce droit « inviolable » des limites, effectivement imposées à certains moments de l’histoire de France. En revanche, la Constitution des Etats-Unis, à l’instar d’autres codes juridiques nationaux, postule que la propriété des biens ne doit connaître, hormis des questions strictes d’ordre public, aucune entrave relative à l’usage (usus), à la mise en valeur (fructus) et à l’aliénation (abusus).

La sacralisation de la propriété individuelle, aux dépens des différentes formes de la propriété publique et de la propriété sociale (1), repose sur plusieurs confusions grossières. D’abord sur la nature du bien possédé : on met, en effet, sur le même plan à la fois les biens à usage personnel, dont les individus jouissent seuls ou avec leur famille, et les moyens nécessaires à la production (terre, immeubles, infrastructures productives, usines et magasins, etc.). La seconde confusion - bien plus grave encore - porte sur le contenu même du rapport de propriété : on met alors au même niveau la possession d’un bien qui, à un titre ou à un autre, découle du travail personnel de son propriétaire, et la possession d’un bien qui résulte de l’appropriation privative de tout ou partie d’un travail social.

Au terme de cette double confusion, la possession par un individu d’un logement, fruit de son labeur personnel, est assimilée à la propriété privée de moyens de production (d’entreprises), qui découle de l’accumulation des fruits du travail de dizaines, voire de centaines de milliers de salariés, des décennies durant. La forme capitaliste de propriété, sous laquelle se réalisent la domination et l’exploitation du travail salarié, peut alors se présenter comme la condition et le fruit de la liberté personnelle.

Pareilles confusions masquent en fait la formidable contradiction qui gît au coeur de cette appropriation privative du travail socialisé, et qui constitue l’essence même de la propriété capitaliste. Contradiction qui ne cesse de se reproduire à une dimension toujours élargie. Le capital socialise le procès de travail, en organisant la coopération des travailleurs à vaste échelle, en divisant les tâches productives entre eux, en accroissant sans cesse la part de travail mort (matérialisé dans les matières et les moyens de travail) par rapport au travail vivant (salaires, cotisations sociales...). Ainsi, toute marchandise - de la boîte de petits pois jusqu’à la raffinerie pilotée par ordinateur - est la matérialisation et l’addition d’innombrables actes productifs, répartis dans l’ensemble de l’espace mondial et du temps historique. C’est ce travail socialisé que le capital enferme dans le cadre de la propriété privée, de sorte que les résultats d’une immense accumulation d’opérations productives sont pourtant appropriés par quelques individus ou groupes sociaux limités.

L’un des buts et des résultats majeurs du processus de déréglementation et de privatisation des deux dernières décennies a été d’étendre considérablement la sphère de la propriété privée. Dans ce contexte, la question de la forme de la propriété des moyens de production, de communication et d’échange, curieusement devenue une question taboue pour les dirigeants syndicaux et politiques comme pour la majorité des intellectuels de gauche, ne l’est pas pour la bourgeoisie mondiale : pour celle-ci, la propriété a une importance stratégique dont elle ne fait pas mystère (2).

Au sein de la sphère du capital privé, on assiste ainsi, depuis vingt ans, à une transformation profonde de la définition même de la propriété, des « droits » qui lui sont afférents (ceux de l’actionnariat devenu tout-puissant) et des attentes que les actionnaires peuvent « légitimement » nourrir en termes de rentabilité de leurs parts de propriété. La « contre-révolution conservatrice » prend appui sur la revitalisation contemporaine de cette institution très particulière du capitalisme qu’est le marché des titres (la Bourse). Cette institution garantit aux actionnaires, en dehors des crises financières graves, la « liquidité » de leurs actions, c’est-à-dire la possibilité de se défaire à volonté de cette fraction de leur propriété qui a pris la forme de parts d’entreprises. Les marchés boursiers sont passés en quelques années du statut de marchés où se négocient des titres à celui de marchés où des entreprises entières sont négociées, échangées, agglomérées ou démantelées (3).

Il y a dix ans encore, il était de bon ton d’ironiser sur les « jeux de Meccano » des ministères de l’industrie. Ils ont été dépassés - et de très loin - par les mégafusions des marchés boursiers, gigantesques aussi bien par leurs dimensions et par leur pouvoir monopolistique que par leurs gaspillages. Il suffit de citer Vivendi et France Télécom. La propriété des titres étant devenue « liquide », il faut que le capital physique (les moyens de production) et surtout les salariés aient la même « liquidité », la même flexibilité, avec la possibilité d’être jetés au rebut, d’être « liquidés » au sens ordinaire du terme. Ainsi, invoquant les « exigences des marchés », les directions des groupes vont-elles décider de la restructuration ou de la fermeture de dizaines d’établissements industriels et, à travers eux, du licenciement de centaines de milliers de travailleurs, dans le seul but de créer de la « valeur pour l’actionnaire » (et, depuis le début du krach rampant, de la préserver).

Parallèlement, le capital financier multiplie les pressions pour faire main basse sur les formes socialisées du rapport salarial : les différents systèmes de protection sociale édifiés au cours de décennies passées. Par exemple, la transformation des régimes de retraite par répartition au profit de fonds de pension, les incitations fiscales à développer des formules individuelles d’épargne salariale. Les assurances privées, dont la maxime est « A chacun selon ses moyens (contributifs) », cherchent à s’approprier la part de la richesse sociale, produit du travail, jusqu’à présent plus ou moins redistribuée sous forme de fonds publics ou sociaux.

A l’échelle internationale, l’Accord général sur le commerce des services (AGCS), dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), vise, sous couvert de liberté, à transformer des services publics (notamment d’enseignement et de santé) en marchés. Ceux-ci ne deviendraient accessibles qu’à ceux qui en ont les moyens monétaires, comme c’est déjà en partie le cas aux Etats-Unis.

Le terrain le plus récent de l’offensive est celui de l’appropriation privée des connaissances scientifiques, ainsi que de cette forme particulière de patrimoine commun de l’humanité que sont les mécanismes de production et de reproduction biologique et la biodiversité. Le capital entend désormais accaparer l’ensemble des conditions tant matérielles qu’intellectuelles du procès de production, oeuvre du travail historique, social, de l’humanité.

Cette volonté d’appropriation privée vient de la place prise par la science et la technologie dans la concurrence, et de la quête permanente par le capital de nouveaux champs de valorisation, afin de repousser le moment où ses crises éclatent. Mais elle correspond aussi à l’une des tendances les plus profondes du capitalisme, qui le distingue de toutes les formes d’organisation sociale l’ayant précédé : le mouvement qui le pousse vers une appropriation « totale » de l’ensemble des conditions de l’activité sociale (4).

Ainsi les grands groupes pharmaceutiques occidentaux ont-ils cherché, au nom de la « protection de la propriété industrielle », à imposer aux pays pauvres des prix exorbitants de médicaments, y compris ceux qui sont destinés à la lutte contre le sida. Et si, finalement, ils ont dû y renoncer - au moins momentanément - en raison de la détermination de certains Etats (Afrique du Sud, Brésil, Inde) à mettre sur le marché des copies génériques de ces médicaments, la « protection industrielle » et le régime des brevets n’ont pas été mis en cause, pas plus que leur extension au vivant (5).

En fait, chaque fois qu’un groupe pharmaceutique appose son brevet sur un médicament, il s’approprie des connaissances scientifiques produites socialement et financées publiquement. Car le produit breveté est toujours la conséquence à la fois d’une longue accumulation générale de savoirs faite indépendamment du groupe qui brevète ; et le résultat de travaux précis de chercheurs qui souvent travaillent dans les laboratoires d’un ou de plusieurs pays. Le brevet organise et défend juridiquement ce processus d’expropriation des chercheurs et des pays qui les financent. Il permet ensuite aux groupes oligopolistiques de transformer le savoir social ainsi privatisé en mécanisme d’extraction de flux de rentes et en instrument de domination sociale et politique (6).

Plus illégitime encore apparaît le brevetage systématique du vivant dans lequel se sont lancés les groupes agro-chimiques et pharmaceutiques. De quoi s’agit-il, si ce n’est d’une appropriation privative des mécanismes de production et de reproduction biologiques qui sont le Patrimoine de l’humanité ? L’Unesco protège, à juste titre, des villes et des sites des ravages de la privatisation. Le patrimoine biologique devrait-il être traité différemment ? Parallèlement, le développement d’organismes génétiquement modifiés (OGM), leur substitution plus ou moins forcée aux plants traditionnels dans l’agriculture, traduisent un processus analogue, parachevant l’expropriation des producteurs (7).


Prééminence du droit des travailleurs

Enfin, la propriété privée et les droits qu’elle confère sont au coeur de la crise écologique, conséquence du productivisme aveugle - ou pour le moins myope - dont la recherche du profit est porteuse et que la domination des investisseurs financiers aggrave encore. Pourtant, les seules solutions prônées sont des extensions ou des applications de l’appropriation privée. Ainsi la convention de Rio (1992), présentée comme une étape importante dans la protection de l’écologie planétaire, renforce les droits du capital sur la nature. Elle reconnaît certes que les paysans et les communautés ont utilisé et conservé les ressources génétiques depuis des temps immémoriaux, mais elle ne leur accorde aucun droit de gestion ou de propriété sur ces ressources.

Compte tenu des multiples facettes de la question de la propriété, le mouvement d’opposition à la contre-réforme néolibérale pourrait, comme premier pas, lancer une discussion collective, à partir de quelques principes.

La planète et l’ensemble de ses richesses - qu’elles soient minérales, végétales ou animales - devraient être considérées comme le patrimoine commun et indivis de l’humanité tout entière, présente et à venir. Toute appropriation privative de ces richesses devient illégitime. Tout au plus peut-il être reconnu à tout ou partie de l’humanité (individu ou collectivité) un droit d’usage sur une partie de ces richesses, à condition que cet usage ne soit pas préjudiciable au restant de l’humanité, présente ou future.

En second lieu, la propriété privée de moyens sociaux de production (moyens produits par un travail socialisé et ne pouvant être mis en oeuvre que par un travail socialisé) devrait faire la place à une tout autre conception. La propriété de pareils moyens devrait revenir à la société (potentiellement à l’humanité dans son ensemble). Un premier pas consisterait à affirmer la prééminence du droit des travailleurs sur celui des propriétaires-actionnaires et des managers, notamment pour tout ce qui concerne les décisions affectant directement leurs conditions de travail et d’existence. Mais il faut aussi défendre le principe que les questions relatives à la production et à l’usage de ces moyens - les lieux de leur implantation, les choix technologiques pour leur développement - devront relever de la décision de la société tout entière.

Bien sûr, l’appropriation privée des équipements collectifs, des services publics, des fonds socialisés de protection sociale devrait être tenue pour fondamentalement illégitime. De même, tout individu a droit à une part de la richesse produite, résultat d’un travail vivant largement socialisé, et d’un travail antérieur accumulé sous forme de connaissances scientifiques et de moyens de production qui sont le produit de l’humanité passée tout entière.

Alain Bihr et François Chesnais. »

jeudi 2 février 2006

Incohérent sur l'amour


Qu'est-ce qu'on peut dire de l'amour ?

Qu'est-ce qu'on en connait vraiment ?

Si la règle de la nature dit 1+1=3, c'est surement aussi la règle de l'amour. Attirance physique + amitié = amour, mais l'amour est plus fort que la somme des deux parties.

Les deux proverbes «les contraires s'attirent» et «qui se ressemble s'assemble» est complètement stupide... au bout du compte, tout le monde va bien avec tout le monde.

Est-ce qu'on aime vraiment quelqu'un si on veut le changer ? Est-ce que ce n'est pas plutôt de l'égoïsme ?

Dans les mariages forcés, est-ce que les deux parties apprennent vraiment à s'aimer ou c'est juste pour se rassurer qu'on dit ça ?

Que l'amour soit proche de la haine, c'est pas rassurant. Mais je crois bien que c'est faux cette idée là. Quand on haïs quelqu'un et qu'on finit par l'aimer c'est qu'on ne l'haïssait pas vraiment. C'est souvent parce qu'on veut se convaincre soit-même.

On dit qu'une des grandes misères de nos jours est la sollitude.


Commentaires (Fourmidable)

jp
10 décembre 21:26
L'amour est énormément égoiste, car qui dit amour, dit combler sa solitude. L'amour collectif (tout le monde aime tout le monde, pour reprendre ton idée de tout le monde va bien avec tout le monde) est, selon moi, mieux que l'amour électif. Par contre, certains croient que ça veut dire qu'il faut coucher avec tout le monde. Alors, on voit le phénomène des one night stands devenir de plus en plus populaire et ça c'est vraiment stupide. L'amour collectif, c'est le partage, l'entraide, la compation et l'amitié universelle. Dans Le Banquet, Platon donne une définition incroyable de l'amour. Il propose sept échelons, c'est-à-dire les étapes que l'on franchie lorsqu'on est en amour. 1. Le désir du corps: aimer une personne pour sa beauté. 2. La relativité des désirs: réaliser que plusieurs personnes sont attirantes physiques. 3. Le désir de l'esprit: aimer quelqu'un pour sa personnalité, pour le partage des idées. 4. Le désir de connaissance: aimer tous les esprits (comparable à la relativité des désirs, mais pour les personnalités) 5. La jouissance intellectuelle: aimer apprendre et connaître. 6. La fécondité intellectuelle: de toute rencontre naît des idées, la création 7. Le désir de vérité: chercher le mystère de l'existence. Je te conseille fortement de lire Le Banquet, qui contient plusieurs visions assez étonnantes sur l'amour. En plus, avec Le Banquet(de l'amour) vient Phèdre (de la beauté) qui parle également de l'amour. Si tu t'interroges autant que moi sur l'amour, ce livre est pour toi. Et si tu es beaucoup plus terre à terre, il y a un livre intitulé La chimie de l'amour, qui est une réponse scientifique aux réactions chimiques qui se produisent dans ton cerveau lorsque tu es en amour. Je ne l'ai pas encore lu, mais j'en ai entendu parlé. Tu peux être assuré qu'il est dans ma liste de prochaine lecture, mais bon... ce livre enlève une certaine magie à l'amour, selon moi. Bonne lecture! jp.

mercredi 25 janvier 2006

New World

Malick ne fournis malheureusement pas avec son nouveau film Nouveau Monde ( New World ). Sans être mauvais bien sur, il ma laisser sur ma faim et un peu ennuyer. Et pourtant, Terrence Malick promettait comme toujours, un succès cinématographique en grandeur et en émotion. Ce réalisateur qui a 32 ans de carrière, n'a fait que trois film, un quatrième avec celui là, est pourtant bien reconnu dans son milieu. ( balade sauvage, les moissons du ciel, la mince ligne rouge ) Mystérieux et retirer, on étudie bien souvent ses films dans les écoles de cinéma. Il a dailleurs lancé la carrière de quelques acteurs dont Richard Gere, Sissy Spacek et Martin Sheen. Personnellement, j'admire le travail de cet homme.


Terry, comme l'appelait Colin Farrell dans une entrevue, a un style bien particulier. En gros, on pourrait dire qu'il aime nous mettre dans la tête de ses personnages. Il les fait ainsi parler intérieurement sur un fond d'image semblable à des souvenirs, le tout entrecouper très souvent de paysages fabuleux. Dans le film la mince ligne rouge, il le fait en équilibre avec les dialogues et évènements qu'on rencontre normalement dans un film, mais dans New World, c'est continue. Ainsi, on a de la difficulté à s'attacher aux personnages et à suivre l'histoire. De plus, on assiste souvent à des scènes à la cohérence douteuse, ou plutôt, des scènes qui ne se suivent pas et qui laisse un vide sur ce qui aurait bien pu se passer. Un exemple, on voit une scène de conflit entre amérindiens et blancs, puis la scène suivante, ils sont face à face comme si de rien n'était. Et c'est un peu comme ça tout le long du film pendant presque trois heures.

Comme on reste en contemplation sans vraiment vivre le film tout le long, on fini inexorablement à s'ennuyer et à avoir très hâte que ça finisse.. ou que ça commence. Je me disait en l'écoutant que c'était peut-être comme le film Vidock. Au début, c'est insupportable car tout est fait de gros plan et on en meurt ( écouter Vidock pour comprendre ), mais après quelque temps, on retrouve des plans normaux qui ne fond pas trop bouillir le cerveau humain et le film est excellent. En fait, on nous présente un style particulier au début, puis comme s'il commençait vraiment, on revient à quelque chose de plus conventionnelle pour vivre l'histoire plutôt que d'admirer le style. C'est donc un équilibre entre l'art nouveau et le divertissement. Mais dans New World, on ne peut qu'admirer le style sans vraiment sentir que l'histoire débute. C'est comme écrire un roman au grand complet en poésie. Harry potter en alexendrin, je ne crois pas qu'il aurait été autant aprécier, même malgré la beauté du poème. Ainsi, on peut dire que le film de Terrence Malick est un longue poésie cinématographique. Une magnifique poésie, mais un divertissement médiocre.

Les acteurs sont formidable, sauf peut-être Colin Farrell qui reste toujours douteux ( quoi que je l'ai trouver mieux qu'à son habitude ). Le visuel est tout à fait exceptionnel et la musique, qui n'est absolument pas présente (ce qui est un plus selon moi), n'est cependant pas de circonstance au début et à la fin. On a souvent vraiment l'impression de se retrouver en pleine nature, il ne manque que l'odeur. C'était assez particulier et plaisant. Le film ne se fixe pas sur les évènements historiques mais surtout sur l'histoire d'amour, et la reconstitution minutieuse des lieux et personnages de l'époque est assez fabuleuse. D'ailleurs, Terence Mlalick à demander à des amérindiens de confectionner les outils et autres éléments qui constituait la vie de leur ancêtres.

Ce film de 50 millions de dollards est peut-être un mauvais film en tant que divertissement, mais surment magnifique au niveau de l'image et de la recherche. Malheureusment, au total, il reste assez décevant. Pour tout ceux qui ne sont pas des cinémaniaques qui court les répertoires, encore plus pour ceux qui n'ont pas aimé la mince ligne rouge, ce film n'est pas pour vous. Pour les autres, tentez toujours l'expérience. Vous jugerez par vous même.

jeudi 12 janvier 2006

Au fil de ma pensée

Finalement, l'insomnie est revenue, alors j'écris...

Bientôt, ou même pour la majorité des gens c'est déjà commencé, on retourne soit au travail ou aux études. Moi j'y prends goût à chaque fois aux vacances : sorties, grâce matinée, pas de travaux ou d'horaire et un petit ménage dans le foullies du logis. J'en profite pour cuisiné et pourquoi pas repeinturer une pièce. J'ai quand même tout le temps qu'il me faut. Mais surtout, j'ai le temps de lire. Ça fait du bien. Comme je n'ai pas besoin de mon milieu scolaire pour revoir le monde que j'aime comme quand j'étais plus jeune, il me reste assez peu de motivation à abandonné le rythme de vie précédent si libertaire. Rentré à des heures impossibles comme dit mon père, je peux faire ça seulement durant de longues vacances, les fins de semaines, j'ai des travaux ou je suis trop fatiguée. Dire que j'ai un mois de vacance et que la plupart du monde on seulement deux semaines sans parler du mois de l'été et de la semaine de relâche... comme je n'ai pas hâte d'être le travailleur acharné pour lequel j'étudie à devenir. En fin de compte, j'ai la belle vie en ce moment ! Certains étudiants n'ont pas non plus la chance que j'ai, car moi je reste encore une «personne à charge» pour mes parents, tout cru dans le bec comme on dit. C'est pas moi qui paye la bouffe ou les cahier disons, ce qui me laisse le loisir d'entretenir mon zoo passion. Dire qu'en appartement, ce qui ne devrait pas tarder tant que ça, je vais devoir me séparer d'une partie de mes petits amours. Probablement qu'une seule aquarium me suivra, avec mes oiseaux, mon chien et mon chat. Pour les autres, trois aquariums, les anoles, les geckos, Draco mon gros lézard du Mali, mes bernards l'hermites et mes gerboises, je devrai leur trouver un nouveau foyer. Je crois que sait ce qui va faire le plus mal.

Réaliser la chance qu'on a. J'en ai beaucoup d'en un pays ou on a plus de chance que la moitié du monde humain... ça en fait beaucoup de chance. Je savoures ce moment ou le seul soucie que j'ai est mon insomnie, et je pense aux autres : à ma tente qui a le cancer, à mes amis torturé par le doute, à celle qui subi l'alcool, à celles qui subissent le préjuger, à ma sœur qui déteste sa vie, à mon père qui voit la fin de la sienne, à ma mère qui ne se trouve jamais, puis vient ceux que je ne connait pas, ceux qui sont isoler, perdu, déprimer, abandonné, à tout ceux qui ne travaille pas pour eux ( ça fait beaucoup de monde, trop de monde ) dans de pires ou moins pires conditions, à tous ceux qui vivent jour le jour car demain, rien n'est sur. Puis je pense à ceux qui rêve encore et j'espère.

À la fin, à la limite de ma réflexion, je pense aussi à ceux qui n'ont pas la capacité de rêver ou d'espérer, mais seulement de subir. Ceux qu'on a le plus tendance à oublier quand on pense à notre chance, car il sont si loin de nous et pourtant si physiquement proche.

Mais en même temps, ce monde ravageur n'a pas pour cause la malchance. Alors je me dis que la plus belle chance que j'ai est celle de lutter pour plus que la survie.