jeudi 12 janvier 2006

Au fil de ma pensée

Finalement, l'insomnie est revenue, alors j'écris...

Bientôt, ou même pour la majorité des gens c'est déjà commencé, on retourne soit au travail ou aux études. Moi j'y prends goût à chaque fois aux vacances : sorties, grâce matinée, pas de travaux ou d'horaire et un petit ménage dans le foullies du logis. J'en profite pour cuisiné et pourquoi pas repeinturer une pièce. J'ai quand même tout le temps qu'il me faut. Mais surtout, j'ai le temps de lire. Ça fait du bien. Comme je n'ai pas besoin de mon milieu scolaire pour revoir le monde que j'aime comme quand j'étais plus jeune, il me reste assez peu de motivation à abandonné le rythme de vie précédent si libertaire. Rentré à des heures impossibles comme dit mon père, je peux faire ça seulement durant de longues vacances, les fins de semaines, j'ai des travaux ou je suis trop fatiguée. Dire que j'ai un mois de vacance et que la plupart du monde on seulement deux semaines sans parler du mois de l'été et de la semaine de relâche... comme je n'ai pas hâte d'être le travailleur acharné pour lequel j'étudie à devenir. En fin de compte, j'ai la belle vie en ce moment ! Certains étudiants n'ont pas non plus la chance que j'ai, car moi je reste encore une «personne à charge» pour mes parents, tout cru dans le bec comme on dit. C'est pas moi qui paye la bouffe ou les cahier disons, ce qui me laisse le loisir d'entretenir mon zoo passion. Dire qu'en appartement, ce qui ne devrait pas tarder tant que ça, je vais devoir me séparer d'une partie de mes petits amours. Probablement qu'une seule aquarium me suivra, avec mes oiseaux, mon chien et mon chat. Pour les autres, trois aquariums, les anoles, les geckos, Draco mon gros lézard du Mali, mes bernards l'hermites et mes gerboises, je devrai leur trouver un nouveau foyer. Je crois que sait ce qui va faire le plus mal.

Réaliser la chance qu'on a. J'en ai beaucoup d'en un pays ou on a plus de chance que la moitié du monde humain... ça en fait beaucoup de chance. Je savoures ce moment ou le seul soucie que j'ai est mon insomnie, et je pense aux autres : à ma tente qui a le cancer, à mes amis torturé par le doute, à celle qui subi l'alcool, à celles qui subissent le préjuger, à ma sœur qui déteste sa vie, à mon père qui voit la fin de la sienne, à ma mère qui ne se trouve jamais, puis vient ceux que je ne connait pas, ceux qui sont isoler, perdu, déprimer, abandonné, à tout ceux qui ne travaille pas pour eux ( ça fait beaucoup de monde, trop de monde ) dans de pires ou moins pires conditions, à tous ceux qui vivent jour le jour car demain, rien n'est sur. Puis je pense à ceux qui rêve encore et j'espère.

À la fin, à la limite de ma réflexion, je pense aussi à ceux qui n'ont pas la capacité de rêver ou d'espérer, mais seulement de subir. Ceux qu'on a le plus tendance à oublier quand on pense à notre chance, car il sont si loin de nous et pourtant si physiquement proche.

Mais en même temps, ce monde ravageur n'a pas pour cause la malchance. Alors je me dis que la plus belle chance que j'ai est celle de lutter pour plus que la survie.

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